Envoyer à un ami

Résultats 2023

1798 miles nautiques parcourus en voilier, au Pays basque, en Bretagne du nord au sud, et en Ecosse. 18 demi-journées de plongées sous-marines bouteille (en groupe) et 2 randonnées palmées, dont 23 plongeurs en initiation, 34 plongeurs initiés avec des activités scientifiques en écologie ou en archéologie. Une douzaine de mises à l’eau en apnée, à Madagascar. Voir descriptif détaillé

Résultats 2023

1798 miles nautiques parcourus en voilier, au Pays basque, en Bretagne du nord au sud, et en Ecosse. 18 demi-journées de plongées sous-marines bouteille (en groupe) et 2 randonnées palmées, dont 23 plongeurs en initiation, 34 plongeurs initiés avec des activités scientifiques en écologie ou en archéologie. Une douzaine de mises à l’eau en apnée, à Madagascar. Voir descriptif détaillé

Accueil > infolettre mensuelle OSI-CETIS > Résultats 2023

Journal de bord du voilier OSI-CETIS

Bulletin météo du programme de recherche participative OSI-CETIS

Capitaine, Anne
Equipage, Vincent, Hélèna, Maris-Jo, Thomas, Sara, Apolline, Maïté, Léonie, Emilie et Hugo.

Avec le concours de CapAnglo, Explore Océan, Matéol-évasion, TechOcéan, Madéo Plongée, Odysée Bleue, Itaka, HWDT, Balein’rando

Le tour du monde du voilier Cetis s’est terminé début novembre avec la fin des séjours Biscaye à Hendaye et Marokintana, à Nosy Bê, Madagascar.

Avant de vous communiquer les premiers résultats de cette année 2023, un grand merci pour vos contributions ; sans vous, ces observations et avancées ne seraient tout simplement pas. Mes pensées vont aussi tout particulièrement à ceux qui ont subi de mauvaises conditions météos, qui ont contrariées le programme initial.

Les résultats ?

1798 miles nautiques parcourus en voilier, au Pays basque, en Bretagne du nord au sud, et en Ecosse.

18 demi-journées de plongées sous-marines bouteille (en groupe) et 2 randonnées palmées, dont 23 plongeurs en initiation, 34 plongeurs initiés avec des activités scientifiques en écologie ou en archéologie.
Une douzaine de mises à l’eau en apnée, à Madagascar.

161 Observations de cétacés et pinnipèdes (1 observation étant une espèce en 1 lieu, à un moment donné), 46 (Pays basque, 20 jours de mer), 95 en Bretagne sur 35 jours de mer et 1 observation de phoques gris en Atlantique le long des côtes métropolitaines, plus d’une quinzaine au large de Nosy Bê à Madagascar et 16 + 3 observations de phoques veaux marins au nord de l’Ecosse.

7 observations de requins baleines, une dizaine de tortues marines et nombres d’observations d’oiseaux marins, méduses et autres « gélatineux », poisson-lune, espadons, microplanctons, ect..

14 échantillons de microplanctons effectués, sur les 24 prévus.

Mais aussi, un nouveau jeu créé par des participants, et un carnet de charades et devinettes à compléter pour sonder ses connaissances marines en s’amusant. Deux des jeux, Le Loup Garou des mers et un jeu des 7 familles vont être imprimés et seront disponibles à partir de mars.

Toutes les analyses ne sont pas abouties à la date de parution de cette newsletter.

Un ensemble de cartes superposables, montrant la localisation des observations de cétacés, par année, la localisation et l’abondance des microplastiques, et celles d’autres caractéristiques comme la température, les courants marins, les fleuves et la bathymétrie (profondeur) est en cours de réalisation.

Dans l’attente, quelques échos salés des résultats, ci-dessous, avant de vous présenter les séjours 2024 et les évolutions mises en œuvre.

Les échos de l’océan : les escales des explorateurs

Escale sur le séjour « Dauphins des archipels

Ce séjour se déroule en plusieurs étapes itinérantes autour de la Bretagne. Une extension des explorations dans l’archipels des iles anglo-normandes, étaient déjà au programme en 2022 ; en 2023, il était prévu une exploration vers la Vendée.
En effet cette zone marine est en train d’être aménagée avec un vaste parc éolien. Les travaux d’aménagements impactent beaucoup les cétacés et cette exploration devait contribuer à cette surveillance.
Malgré le courage de l’équipage féminin fin juillet, début août, cette exploration n’a pas pu se réaliser à cause d’une météo inhabituelle en cette saison, de tempête automnale. Ce sera partie remise en 2024.

Belle surprise sur l’étape sud Bretagne : si l’abondance estivale des dauphins se confirme, cette année, les explorateurs ont pu observer des nouveaux nés de l’espèce dauphins communs. La mise-bas estivale pour cette espèce était généralement observée plus au sud.

Grâce à la motivation de l’équipage du 4 au 11 août, nous avons été jusqu’à la petite fosse sous-marine située au nord de l’archipel d’Ouessant, dans l’espoir de croiser « des gros ». Mais, nos routes ne se sont pas croisées.
En résumé, plus d’observations en 2023 mais moins de diversité en nombre d’espèces (3 espèces), en 2022 (5 espèces).

Pour en savoir plus
https://vacances-scientifiques.com/...?

Escale sur le séjour « Highlands and Islands

OSI-CETIS a participé pour la première fois au comptage annuel des orques au nord de l’Ecosse, fin mai. Paysages impressionnants, météo clémentes mais peu d’observations rapprochées.
Un groupe de Lagénorhinques à flanc blanc a été observé en chasse, à l’ouest de l’ile de Lewis. L’observation de cette espèce est « rare » selon notre partenaire scientifique écossais, le Hebridean Whale and Dolphin Trust, HWDT.

Des dorsales, si caractéristiques, d’orques, un groupe de 4, mâles et femelles ont été « aperçues » au passage nord de l’île. Si la location de ce petit groupe d’orque n’est pas « surprenante » en comparaison des autres années, il semble, d’après le HWDT que nous ayons été les seuls observateurs d’orques de cette semaine de comptage. Nous avons été « déçu » par le caractère fugace de cette observation, avec une réaction de fuite des animaux, et des conditions d’observations difficiles mais, cette observation se révèle importante pour le comptage. Cette population est en fort déclin ; elle se morcèle en petits sous-groupes.

D’autres espèces ont été observées, dans la zone de la Petit Manche. La localisation de ces observations corrobore les observations accumulées depuis plus de 15 ans et confirment une constance de la fréquentation de ce secteur pour ces espèces.
Le HWDT a lancé en octobre 2023 le premier catalogue des rorquals de Minke.

Espérons plus d’observations en 2024 pour y contribuer.

Pour en savoir plus :
https://vacances-scientifiques.com/...

Escale sur le séjour « Archéologie sous-marines : les sentinelles de la mer

Ce séjour se déroule en quatre niveaux techniques de plongée en bouteille. L’été 2023 a, pour la seconde année consécutive, montré que le déploiement de projet de recherche archéologique par une approche participative, a un grand intérêt.

Deux nouveaux objets patrimoniaux ont été identifiés, sur un site connu, en partie ; les mouvements permanents de sable font réapparaitre ou ensevelissent des objets et la fréquence des plongées de recherche sur un site permet d’étendre les découvertes. Ces nouveaux objets ont été déclarés auprès de la Direction Régionale de l’Archéologie Sous-Marine, DRASM.

En plus de suivis sur des sites connus, les participants du mois de juillet, ont commencé un nouvel inventaire patrimonial : des graffitis de marins sur la maison de l’infante d’Espagne, à Saint Jean de Luz. Certes, cette bâtisse est à terre, mais l’analyse de ces graffitis permettra d’en savoir plus sur les navires, marins, cargaisons du port de Saint Jean de Luz, pour reconstituer des fragments d’histoire.

Pour en savoir plus :
https://vacances-scientifiques.com/...

Les échos de l’océan : les nouvelles escales 2024 et évolution des programmes en cours

Nouvelle étape Martinique « Ecouter les conversations des tortues marines et observation des iguanes des petites Antilles

En Martinique, plusieurs espèces animales emblématiques sont classées parmi les espèces en danger. Parmi elles, la tortue verte (Chelonia mydas), une des sept espèces de tortue marine au monde, d’une part, et l’iguane des Petites Antilles ou « péyi » (Iguana delicatissima), espèce endémique classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).
Cette espèce est notamment menacée par l’iguane commun ou « rayé » (Iguana iguana), espèce invasive en pleine expansion dans la zone intertropicale.

Au cours de ce séjour en Martinique, vous participerez à la collecte de données acoustiques sur les tortues vertes (étude de leur environnement acoustique et de leur communication) durant 4 jours, puis à l’observation des iguanes (collecte de données comportementales) durant 4 jours également.

Pour rejoindre les différents sites fréquentés par ces espèces, vous vous déplacerez en voilier, qui fera office de maison, de laboratoire et de moyen de transport.
Le partenaire scientifique de ce programme est le laboratoire BOREA du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) mène des recherches mettant en œuvre des approches nouvelles pour tenter d’aider à la survie de ces espèces.

Pour en savoir plus :

https://vacances-scientifiques.com/...

Nouveaux programmes Secrets des Abysses à Saint Malo et Saint Jean de Luz

Le séjour Secret des Abysses se déroulé depuis quelques années à Lanildut, dans le nord Finistère. A partir de l’été 2024, il est relocalisé à Saint Malo pour les explorateurs ayant un niveau technique correspondant au N1 de la Fédération française d’étude et de plongée sous-marines, et à Saint Jean de Luz pour les débutants et initiés, en été, pour les plongeurs avertis, adolescents et adultes, en mai.
Un niveau technique supérieur est donc proposé à ceux qui veulent poursuivre leur progression technique, ce qui offre la possibilité de mettre en œuvre des protocoles plus complexes.

A saint Jean de Luz, le programme de recherche scientifique a un double objectif : description et suivi de paysages sous-marins variés, fond sableux, grotte, tombant, ect et observation opportuniste d’espèces nouvelles, en lien avec le réchauffement climatique.

A saint Malo, le programme scientifique n’est pas complétement arrêté ; il pourrait s’agir de suivre un herbier à zostère, dans la Rance, dans le cadre de la création d’un futur Parc naturel régional « cœur d’Emeraude ».

Pour en savoir plus :

https://vacances-scientifiques.com/...
https://vacances-scientifiques.com/...

Nouveau séjour « dans la peau d’un océanographe » à Saint Malo

Ce nouveau séjour s’adresse aux familles, aux jeunes, aux adultes, attirés et curieux du monde marin et s’interrogeant sur choisir l’approche en « plongée sous-marine » ou en « voilier » ? « Envisager des études en écologie marine, comment ? »
Lors de ce nouveau séjour, vous expérimenterez l’observation en plongée sous-marine, durant 3 jours, et en voilier, durant le reste de la semaine. Quelque soit l’approche, vous mettrez en œuvre des protocoles scientifiques simples. Un programme, pour vous aider dans vos choix, en vous proposant de tester les deux approches.

Pour en savoir plus
https://vacances-scientifiques.com/...

Nouvelle escale malgache : « Les ébats amoureux des baleines à bosses »

Le canal du Mozambique, est une voie de migration des baleines à bosses au moment de la reproduction et de la mise-bas des nouveaux nés. Ces baleines font l’objet de suivis au nord-est de Madagascar mais le côté nord-ouest de l’ile n’est étudié que de façon partielle et irrégulière.

Ces dernières années, des hydrophones ont été mis en place, sous l’eau, à différents points du canal du Mozambique, pour cataloguer les individus mâles par leur chant. Il s’agit d’une méthode complémentaire à la photo identification de suivis de ces baleines. L’objectif est de mieux comprendre les connections entre les différents lieux de reproduction dans cette partie de l’Océan Indien.

Au cours de ce séjour, vous aurez pour mission de pratiquer la photo-identification des baleines à bosses et de vous initier à l’acoustique.
Ce séjour sera basé au nord-ouest de Grande Terre, dans un endroit isolé, à une heure de bateau de Nosy Bê.

Pour en savoir plus :
https://vacances-scientifiques.com/...

Nouveaux protocoles d’observations sur les séjours embarqués « Biscaye et Dauphins des archipels »

En 2023, en complément de la mission principale de recensements des espèces de cétacés, nous avons effectué des échantillons de microplanctons pour analyser la quantité de la nouvelle espèce invasive microplasticus plasticus.
La carte ci-dessous vous montre les résultats 2023 ; une conférence sur ce sujet sera donnée durant le Salon Terra Scientifica, à Paris, fin mars.

En 2024, nous intensifierons ces échantillonnages pour affiner les observations au niveau géographique ; la récurrence chaque année, permettra d’analyser, à termes, l’évolution dans le temps.
2023 a été marqué par des pullulations de méduses et autres organismes gélatineux, les « jelly fish », comme les physalies. Pour contribuer à la recherche sur les causes de tels phénomènes (plusieurs hypothèses sont émises), nous collecterons les observations sur ces espèces à partir de 2024, au cours de nos navigations.
Pour se mettre dans le bain, laissez vous piquer en assistant à une conférence sur ce sujet, lors du prochain salon Terra Scientifica, à Paris. Un article écrit sera publié sur le site OSI-Cetis pour ceux qui ne pourraient pas venir à Paris.

Et toujours plus de sciences

Début 2024, OSI-CETIS va verser toutes les photos d’ailerons recueillis sur des Globicéphales noirs, des Grands dauphins et cachalots, sur les côtes Atlantiques, dans la Base de données mondiale, gérées par HappyWhale.
Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de catalogue accessible et partagé pour les Globicéphales noirs sur l’Atlantique nord-Est. Or, le statut de conservation de cette espèce est « non déterminé » pour cette zone géographique.
Rappelons, que cette espèce se reproduit dans les eaux du Pays basque, au début du printemps, là où se déroule le séjour Biscaye. Cette espèce est encore chassée aux Iles Féroé et des échouages massifs ont été enregistrés en début d’été en Ecosse.
Il est urgent d’en savoir plus sur les liens entre les populations atlantiques. Lors des séjours, vous pourrez contribuer à ce traitement des données recueillies par photo-identification.

Pour le globicéphale noir, la période d’observation majeure est fin mars à début mai, au Pays basque (reproduction, mise-bas des petits). Pour accélérer cette analyse, un séjour en famille et adolescents non accompagnés est proposé ; comme les vacances scolaires françaises sont étalées sur plusieurs semaines, ce séjour ne s’accorde pas avec les vacances de tous. Nous pouvons, à la demande, organiser un mini séjour de 3 jours en avril et début mai.

En théorie, les globicéphales reviennent vers la zone plus côtière, donc accessible aux sorties en mer à la journée, en automne. Ceci n’a malheureusement pas pu être vérifié cette année, les tempêtes Cirian puis Domingos ayant balayées le Golfe de Gascogne un peu trop précocément.

Nos partenaires

Voir également